A ne pas manquer dans la revue XXI sortie ce mois-ci, l’excellent reportage de Léna Mauger sur les “évaporés du Japon”, ces Japonais qui ont décidé sans crier gare de disparaître de la circulation. Pour fuir leur passé et/ou leurs créanciers… Une drôle d’histoire bien racontée par la journaliste partie à la recherche des ces fugitifs dans les bains de la région du Mont Fuji – connus pour être visités par les fameux “évaporés” venus s’y purifier.
XXI, n°6 avril 2009, trimestriel.

C’est le printemps, les oiseaux chantent, les premiers rayons de soleil réchauffent les coeurs, et on tombe les écharpes – en attendant la chemise. Au Japon, c’est une période très attendue, celle des cerisiers en fleurs et de l’hanami.
L’hanami (花見), c’est la contemplation des fleurs (les kanjis 花 hana – la fleur – et 見 mi -regarder), activité affectionnée par les Japonais, qui célèbrent l’arrivée du printemps en allant pique-niquer en famille sous les cerisiers en fleurs.
Les cerisiers (桜 sakura) sont des arbres très appréciés dans l’archipel, à tel point qu’on les trouve partout: dans les gâteaux (les sakura mochi), dans les publicités, sur les assiettes. kimonos… C’est aussi un prénom féminin assez répandu.
Les sakura, symboles de la beauté éphémère, ont inspiré peintres, musiciens et poètes japonais, et le haiku, poème court autour de l’écoulement du temps, s’est donc logiquement particulièrement approprié ce thème.
La chanson Sakura Sakura (ici reprise version J Pop), est une chanson traditionnelle initialement jouée à la flûte, très connue au Japon. Et puis, il y a bien sur les innombrables groupes de J Pop qui chantent les sakura.
Beaucoup d’estampes représentent la floraison des cerisiers.

Estampe d'Hokusai, cerisers en fleurs

Furuyama Moroshige Banquet sous les cerisiers en fleurs, début 18e musée Idemitsu
On connait la fameuse toile de Van Gogh, reproduite à partir de l’estampe d’Hiroshige, sur… la floraison des pruniers (ume)! Car les cerisiers ne sont pas les seules vedettes, on fête aussi au Japon la floraison des pruniers, plus discrète, qui survient plus tôt dans l’année (fin février-début mars).

Van Gogh, très influencé par l'art japonais, reproduit une célèbre estampe d'Hiroshige
Sakura, on la retrouve aussi bien sur dans les manga, avec l’héroïne du même nom, Sakura la chasseuse de cartes.
Une fleur aussi adulée, c’est donc aussi un concept marketing et un nom commercial intéressant, repris par des multiples entreprises: il y a les locations d’appartements SAKURA, les traductions SAKURA, le matériel de pêche SAKURA…
L’agence météorologique japonaise (JMA) annonce tous les ans les dates de floraison des cerisiers. C’est une “ligne de front” qui progresse pendant environ un mois du sud (Okinawa) au nord du pays (Hokkaido), entre fin mars et le mois avril. Oui mais voilà, ces dernières années, changement climatique oblige, les cerisiers sont un peu trop pressés et fleurissent un peu plus tôt qu’avant. Cette année, la saison des cerisiers en fleurs a été officiellement ouverte à Tokyo le 21 mars, soit cinq jours d’avance sur la date prévue, et une semaine d’avance par rapport à la moyenne des trente dernières années du 20e siècle, explique une dépêche AFP. Un problème pour l’agence météo, très suivie par les Japonais qui prévoient leurs pique-niques en fonction de ses prévisions. Il fallait aux amoureux des cerisiers être plus rapides cette année pour sortir les appareils photos et mitrailler les premiers bourgeons.

Film japonais sorti en 2003
Le Japon est à l’ordre du jour du JT de Laurent Delahousse ce dimanche soir. Entre un sujet sur un scandale éclaboussant le mari d’une ministre britannique et un autre sur une “heure sans courant” pour la planète, le présentateur lance un reportage sur les falaises de Tojinbo, “tristement connues pour attirer les désespérés, les candidats au suicide” (dixit L. Delahousse).
Ces falaises sont décidément à la mode. Le même jour, le Journal du Dimanche évoque aussi cet endroit, dans un article de Karen Lajon sur la crise économique et les sans-abris dans l’archipel. La journaliste y rappelle que “257 personnes se sont jetées dans le vide (ces dernières années). Un “score” qui place l’endroit juste devant le Golden Gate Bridge, à San Fransisco, haut lieu des jumpers candidats au suicide aux Etats-Unis”.
Après une petite recherche sur Internet, nouvelle trouvaille: un reportage sur France24 daté du même jour, sur… les falaises de Tojinbo ! “Un décor de rêve au bord de la mer du Japon, mais un endroit en réalité tristement célèbre devenu un haut-lieu du suicide” raconte la journaliste Nathalie Tourret pour ouvrir son reportage.
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On se souvient d’une conférence de presse donnée par Nicolas Sarkozy en juin 2007, à l’issue d’une rencontre avec Vladimir Poutine pendant le G8. Nicolas Sarkozy y était de fort bonne humeur – trop bonne selon certains, qui y ont vu l’effet de quelques verres de trop… Mais hormis un gros buzz sur Internet, l’affaire s’en était arrêtée là. Nicolas Sarkozy n’était “pas éméché mais plutôt essoufflé, pas préparé, hoquetant (un problème de digestion?)” résume alors un journaliste de Libération (lire l’article). Le soufflé était vite retombé, et la vidéo (presque) oubliée.
Pour Shoichi Nakagawa, le ministre des finances japonais, l’histoire n’est pas la même. Soupçonné d’ivresse lors d’une conférence donnée à Rome lors du G7 samedi dernier, l’ensemble de la classe politique, l’opposition comme son parti, le Parti Libéral Démocrate au pouvoir, avait réclamé sa démission. Nakagawa a annoncé sa démission mardi.
Voici la vidéo qui a fait les choux gras de la presse japonaise. Le ministre semble rencontrer des difficultés à rester éveillé.
L’homme politique japonais démissionne mais dément avoir été ivre. Il explique son état par le décalage horaire et un excès de médicaments anti-grippaux, ainsi que le rapporte The Japan Times. Nakagawa a cependant admis avoir bu “une gorgée de vin” lors du déjeuner précédent la conférence. Le ministre n’en était pas à sa première incartade, poursuit le journal japonais, rappelant qu’il s’était trompé à 26 reprises pendant la lecture d’un discours à la diète fin janvier.
Nakagawa était connu pour avoir des problème d’alcool, peut-on lire dans la presse japonaise. Taro Aso, le premier ministre japonais, a reconnu avoir eu connaissance de ces problèmes dans le passé: il s’est officiellement excusé jeudi devant la diète pour la conduite de Nakagawa, qu’il a nommé dans son gouvernement. (lire l’article du Japan Times).

Le jour de la Saint-Valentin au Japon,le chocolat bat les bouquets de fleurs à plate couture! Etrange dans un pays qui ne raffole pas du cacao…
Dans l’archipel, le 14 février, le jour de la Saint-Valentin (prononcé Barentin dai), les femmes achetent des chocolats pour leurs bien-aimés. Ces chocolats sont appelés “honmei choco” (本命チョコ).
Histoire de n’oublier personne, collègues de bureau et autres connaissances masculines reçoivent quant à eux des “giri choco” (義理チョコ), des “chocolats obligatoires”, de qualité plus ordinaire.
Ce n’est qu’un mois plus tard, soit le 14 mars – le “White Day”- que ces messieurs offrent en retour des cadeaux.
Le chocolat n’est pas un mets traditionnellement dégusté au Japon, l’on en mange que depuis les années 50. L’apparition de cette tradition amoureuse chocolatée s’expliquerait par un “coup” marketing monté par une entreprise de chocolat. Un coup réussi!
Au Japon, on ne rigole pas avec les fumeurs de cannabis. Surtout quand ces derniers sont des sumotoris, ces héros nationaux considérés comme des modèles de vertu.
C’est ce qu’a appris à ses dépens Wakakirin, sumotori japonais de 25 ans: arrêté vendredi à Tokyo pour détention de cannabis, sa carrière est gravement compromise. Ce n’est pas la première fois qu’un tel scandale éclate dans le milieu des lutteurs: en août dernier, Wakanoho, sumotori russe très prometteur, avait été exclu à vie de la compétition, à cause de cigarettes de cannabis retrouvées dans ses effets personnels. Une première au Japon qui avait suscité l’émoi.
Le sort de Wakakirin, ainsi que celui de son maître d’écurie Oguruma, repose désormais entre les mains du président de l’Association japonaise de sumo, Mr. Musashigawa.
Lire l”article duJapan Times

Wakahono, exclu à vie de la compétition en août 2008
“Un chef amoureux au Japon: 7 malades”, d’après B. Labasse
Sept personnes sont tombées malades – dont l’une de façon critique – après avoir mangé lundi dans un restaurant du fugu, ce fameux poisson plus connu pour sa toxine mortelle que pour le goût de sa chair.
Le chef du restaurant de sushis de Tsuruoka, dans la préfecture de Yamagata (centre), était peut-être amoureux ou tout simplement étourdi… Il ne détenait en tout cas pas de permis l’autorisant à servir du fugu à ses clients, rapporte le Japan Times. La police met en cause de possibles négligences dans la préparation du mets.
Car la découpe du poisson est essentielle: si la chair du fugu n’est pas dangereuse en elle-même, son intestin et son foie contiennent une toxine – appelée tétrodotoxine – dont l’ingestion provoque chez l’homme la paralysie des systèmes respiratoires et nerveux. Le fugu n’est pas interdit au Japon, où il est très apprécié, mais sa consommation très surveillée: l’Etat délivre ainsi des permis autorisant les restaurants à en servir à leurs clients.

Assiette de "fugu"

Fugu ou poisson-globe
Cliquez ici pour lire l’article du Japan Times
Souvenez-vous quand Homer mange du “fugu” dans l’épisode One Fish, Two Fish, Blowfish, Blue Fish (Un poison nommé Fugu).


Quand Homer découvre le fugu
Et pour la route, moins dangereux que le fugu, et en plus sympa pour les oreilles, voici Fugu (Medhi Zannad). Découvrez Fugu!’ >”Blackwall”.

Akio Toyoda, futur PDG de Toyota

Akio Toyoda, futur PDG de Toyota
Les récents déboires de Toyota dans la tourmente de la crise économique forcent le changement dans l’organisation du groupe. Akio Toyoda, petit-fils du fondateur, remplacera l’actuel PDG, Katsuaki Watanabe en juin, a annoncé aujourd’hui le premmier groupe automobile mondial. Voir l’article du Yomiuri Shimbun.
« Une nomination perçue comme un moyen de souder l’entreprise autour d’un symbole fort face à l’adversité » a commenté l’Agence France Presse (cliquer ici pour consulter la dépêche de l’AFP)
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Discours d'Obama, vendu 1050 yen (environ 9 euros)