Ils sont Anglais, New-zélandais, Belge et maintenant Suédois… ils se sont connus à l’autre bout du monde. Leur point commun? Leur amour pour le Japon, et la musique. Ils forment le groupe folk-rock The Watanabes, et tentent de percer au pays de la J-Pop. Une expérience hors norme pour ces musiciens installés aujourd’hui à Tokyo. Duncan Walsh, le chanteur britannique du groupe, répond à mes questions pour Perles du Japon.
Comment est né le groupe The Watanabes ?
Nous avons formé notre groupe alors que nous habitions la campagne japonaise. Ash (ndlr, Ashley Davies, à la basse) et moi, on enseignait l’anglais au sein du programme JET (ndlr, un programme des collectivités territoriales japonaises qui invitent des jeunes de pays étrangers dans le but d’améliorer la connaissance mutuelle entre le Japon et le reste du monde). Nous habitions au cœur de la campagne japonaise. Avec plein de temps libre et pas grand chose à faire ! Le groupe a pris rapidement beaucoup d’importance pour nous. Mais faire de la musique au Japon a toujours fait partie de notre plan. Mon frère et moi, on faisait partie d’un groupe en Angleterre, on a rapidement compris que là-bas nous n’étions qu’un groupe britannique parmi d’autres, alors qu’à l’étranger nous pouvions devenir un peu plus uniques.
Qui sont les membres du groupe ? Où les as tu rencontré ?
Ashley vient de Nouvelle-Zélande, nous nous sommes rencontrés dans la région d’Ehime (ndlr, sur l’île de Shikoku). Flavio vient de Belgique, il nous a rejoint après notre départ pour Tokyo. Pour ce qui est de Selwyn, j’ai eu le regret de le connaître depuis ma naissance : il est mon frère aîné. Nous avons aussi un nouveau joueur de synthé. Son nom est Stefan, il donne au groupe une couleur scandinave, il est Suèdois. (Nous avons toujours été des grands fans d’ABBA !).
Pourquoi le nom “The Watanabes”?
Arghhh! C’est bizarrement une question difficile. Il y a plusieurs raisons, je suppose que la principale est la suivante : le groupe s’est formé dans la préfecture d’Ehime, très belle région rurale du Japon, où vivent peu – très peu – d’étrangers. Dans une ville de 20.000 habitants, j’étais LE résident gaijin (ndlr, “étranger” en japonais ). Ehime est une région très accueillante et chaleureuse au Japon, et nous nous sommes rapidement attachés à ses habitants– qui sont nombreux à porter le nom de famille « Watanabe ». Nous appeler The Watanabes était à la fois un moyen de nous intégrer avec les locaux, et de leur témoigner notre amitié!
